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Interview d’Efix – Projet humanitaire “Borders Lost”

Aujourd’hui, zoom sur Efix ; un jeune montpelliérain aux multiples facettes toutes plus artistiques les unes que les autres : musicien, graphiste et aussi connu pour ses nombreux streetarts partout dans le Monde. (ouais ouais rien que ça)

J’ai voulu partir à sa rencontre car il est l’heureux créateur d’un projet humanitaire qu’il va mener cette année : « Borders Lost » qui m’a vraiment, vraiment plu. 

L’engagement est profond et son état d’esprit éveil les consciences, croyez-moi. Lisez ça !

Dis nous Efix, qui es-tu dans les grandes lignes ?

Alors, je suis originaire du Cap d’Agde, né à Lille. Je suis street artist, musicien, graphiste ; mais je vis aujourd’hui vraiment de ma passion qui est la musique depuis maintenant 5 ou 6ans 🙂 

Je me suis développé sur Montpellier et de fil en aiguille j’ai commencé à faire des tournées, des concerts un peu partout dans le Monde donc voilà. (plutôt cool ^^)

Mon concept c’est d’enregistrer les musiciens dans la rue, une fois enregistrés j’essaye de faire des collaborations avec eux donc leur proposer de rajouter des sonorités avec un violon, une voix etc… et une fois que c’est fait je leur propose. Si ça plait, voilà on met ça sur internet et il s’est avéré que c’est comme ça que j’ai commencé à me faire connaitre puisque j’ai eu deux trois sons qui ont marché grâce à cette technique.

Comme tu le vois je suis très proche de la rue et à côté de ça, je suis graphiste / street artist donc je m’amuse à m’adapter à l’architecture de la ville. 

Par exemple Montpellier et d’autres villes, où mon but à moi en fait c’est de mettre des personnages de la Pop dans la rue pour faire sourire les passants. Voilà !

Comment t’es venue l’idée et l’envie de te lancer dans l’humanitaire, c’est quand même hyper différent de ton activité de base ?

C’est une très bonne question ahah, en gros à la base moi je fais de la musique et mon délire c’était vraiment de faire sourire les gens et dans le street art c’est pareil, c’est vraiment d’apporter des bonnes énergies et des bonnes vibes partout où je passe 🙂  et donc grâce à la musique, de fil en aiguille quand mes musiques ont commencé à marcher, je me suis rendu compte que j’avais le pouvoir de faire passer des messages, et surtout que j’avais un ora, une possibilité d’exprimer à travers mon art. C’est pour ça que je me suis dis « tiens et si je mettais mon art au profit de bonnes causes. » C’est comme ça que j’en suis venu à créer un projet humanitaire au détour de ma musique.

Parce que je pense qu’aujourd’hui notre… civilisation… on peut dire ça ? ^^ enfin ; notre société malgré tout ce qu’on dit : est hyper éveillée et bien plus éveillée à ce niveau là qu’y a une dizaine d’années ou une vingtaine d’années et c’est vraiment chouette. 

Même si on aura beau critiquer qu’il y a de la sur-consommation etc… bien sûr c’est un business, mais je préfère parler du positif et je pense qu’il y a plein de gens qui veulent aller de l’avant. Et c’est grâce à moi, un vecteur artistique, que je peux me permettre de passer des messages et éveiller les consciences pour des gens qui peut-être n’y sont pas encore sensible. Et ils vont peut-être le devenir ; pas forcément grâce à moi mais grâce à l’art.

Il faut savoir qu’en mars 2020, EFIX part à la rencontre de 12 tribus différentes à travers le Monde pour composer un album au rythme des différentes cultures.
Le but ? monétiser l’argent récolté et planter des graines sur son passage, afin de réduire son impact de carbone et préserver ces cultures.
Beau projet qui s’appelle « Borders Lost » (comprenez frontières perdues, inexistantes – beau message d’humanité). Regardez on en parle juste là : 

C’est trop cool cette communauté qui te soutient dans ton projet, tu dois être fier d’éveiller les consciences à ton niveau. Et tes proches (famille, amis…), ils ont réagi comment quand tu leur as parlé de ton projet « Borders Lost » ?

Ouais c’est vrai que c’est super cool d’avoir ma famille qui me suit dans mes projets, mes amis… parce que c’est vrai que pour moi et pour tout grand sportif (j’aime bien calquer le modèle sur les sportifs), c’est que si ils n’ont pas un cadre de vie, si ils n’ont pas une santé, des proches autour d’eux, si ils n’ont pas un bon entourage, bah ils peuvent pas mener et perdurer leurs projets ; c’est pour ça que c’est important et c’était important à mes yeux que mes proches me soutiennent parce que si j’ai pas le soutiens de mes proches et de mes potes, c’est beaucoup moins gratifiant et du coup tu vas beaucoup moins loin dans tes projets.

Du coup quand je leur ai parlé de mon projet, ils ont été fiers de moi mais je sais pas je m’en rends pas compte en fait ^^ 

Moi c’est moi, et quand ils me disent « j’suis fier de toi ; c’est cool ton projet, c’est cool ce que tu fais… » y a une part aussi où je me dis « ouais c’est ma famille c’est normal qu’ils me soutiennent » enfin c’est pas « normal », mais tu vois ce que je veux dire. C’est vrai que j’ai du mal à avoir du recul. 

Par contre c’est quand quelqu’un que je ne connais pas va me dire « c’est cool ton projet », que je sais qu’il va être plutôt honnête et plus objectif. Puisque lui, c’est pas quelqu’un de ma famille. Mais c’est vrai que dans les deux cas je suis content que ma famille soit avec moi et m’aide dans mon projet. 

D’ailleurs mon papa est le président de mon assoc’, et ça c’est vraiment, vraiment trop chouette 🙂 

Si tu devais citer ton meilleur souvenir depuis que tu t’es lancé dans l’humanitaire ?

Euh, depuis que je me suis lancé dans l’humanitaire, je pense que l’un de mes plus beaux souvenirs c’est quand je suis allé en Indonésie – après j’ai pas une énorme expérience dans l’humanitaire tu sais – mais j’avais lancé un projet humanitaire où j’étais allé enregistrer des écoles en Indonésie, et du coup j’avais passé deux trois jours avec des enfants, une école qui avait révisé des pas de danse, des musiques exprès pour notre venue. Et quand on les a enregistrer, alors qu’on était sensé les aider eux, ils m’ont demandé « mais qui s’est qu’on doit aider ? nous on veut vraiment aider… » et c’est là où… bah c’est fort en fait ! c’est l’un de mes plus beaux souvenirs parce que je me rappelle de ce moments et je me suis dis mais wahou… en fait tout le monde veut s’aider, la Terre est cool ! 

Je suis quelqu’un de très curieuse, ça t’a prit combien de temps pour préparer ce tour du monde ? raconte nous un peu l’excitation que t’as ressenti quand tu mettais tout ça en place ! 

Alors combien de temps ça m’a prit pour préparer ce tour du Monde… ça doit faire quand même assez longtemps ; c’est déjà surtout mettre l’argent de côté pour pouvoir se le permettre, donc y a une notion de se serrer la ceinture tout le temps ^^ ensuite à côté y a la notion de visiter des sites, passer des nuits blanches à chercher des interprètes, des endroits où tu pourras aller, chercher les tribus etc… donc ça doit faire franchement au moins 7 ou 8 ans que j’ai ce projet en tête et qui au début part d’un rêve, comme tout grand métier ou tout rêve, projet… et au final ce que je veux surtout montrer dans ce projet, c’est qu’on peut réaliser ses rêves. 

Faut simplement y croire et plus on y croit, plus on se convint qu’on peut y arriver et… ça devient du concret 😉

Donc ça fait 7 – 8 ans et du coup je suis encore dans l’excitation, toujours cette notion de « est-ce que j’ai fais si, est-ce que j’ai fais ça… » après faut laisser aussi une part à la magie ; il y a des endroits que j’ai pas du tout organisé, des endroits où je sais quelles tribus je veux rencontrer mais je sais pas encore comment je vais y aller, comment je vais les aborder… j’ai aussi envie d’avoir cet aspect sincère et humain et pas que ce soit trop « organisé » ; parce que j’ai aussi envie de donner du rêve aux gens qui vont me suivre, et leur montrer qu’on a pas besoin d’avoir un « réseau » ou quoi que ce soit pour le faire.
Enfin voilà c’est aussi quelque chose que j’ai envie de prouver, faire passer un message.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans un projet humanitaire ? il faut un état d’esprit, un caractère particulier ? 

Wahou… je sais pas, je pense que n’importe qui aujourd’hui peut faire un projet humanitaire, il suffit juste d’avoir un peu de volonté. 

Tu sais ça coûte 40 euros de créer une association, ça coûte des recherches sur internet, des nuits blanches à se consacrer à ça, mais en fait tu te rends compte que quand tu donnes, t’es vachement plus heureux que quand tu fais un truc pour « toi ». 

Donc en vrai, c’est pas vraiment un conseil que j’donnerais mais c’est juste : oses. Oses, réfléchis pas et fonces. 

Pour moi c’est oser. La réussite ou le talent c’est 80% de oser et après 20% de travail.
Bien entendu le travail c’est du talent aussi hein… on dirait Jean Claude Vandam qui parle ahah, mais voilà pour moi le principal conseil que je peux donner c’est oses, vas au bout de tes rêves et tu seras pas déçu.

Et du coup, tu dois avoir hâte de faire de belles rencontres sur ton chemin… quelles destinations ou cultures tu te languis le plus de découvrir ? 🙂

Ah bah ouais bien sûr ! alors en fait c’est un sentiment assez partagé hein parce que c’est la première fois que je pars tout seul, c’est la première fois que je vais filmer, que j’apprends à filmer sur un projet documentaire… enfin y a plein de premières fois, je vais être en auto-gestion au niveau de l’électricité, au niveau d’internet, de l’eau, quand je vais être reculé dans des endroits… tout en fait.
Et c’est plutôt ça qu’à la fois j’me languis et à la fois je redoute, parce que ça va être autant d’excitation que de peur. 

Mais sinon la civilisation que j’ai hâte de rencontrer c’est peut-être à coté de Nouméa sur l’île de Tanna, en fait ce sont des tribus qui font de la musique avec les fleurs. Ils tapent les fleurs sur l’eau et du coup ça fait des rythmiques, oui j’ai envie d’enregistrer ces gens là qui font de la musique sur l’eau, avec des gestes très spéciaux 🙂 

Après tu sais je fais pas la différence entre les différents peuples, je fais pas la différence entre « qui je veux voir le plus » parce que pour moi l’important c’est d’être ancré dans le présent. Et y a pas de moments où je me dis « ah ça ça va être trop cool ! » tu vois j’essaye de faire de chaque moment un truc cool ^^ – même si c’est pas toujours évident – mais j’aime pas tellement me projeter en fait. 
Déjà le fait d’organiser un voyage comme ça c’est très dur parce qu’il faut se projeter, et on perds un peu ce sentiment d’excitation.

Mais voilà j’adore et j’ai très envie de rencontrer une communauté Rastafaraï, j’ai très envie d’aller danser de la Cumbia, j’ai très envie d’aller rencontrer les Kogis en Colombie… enfin voilà toutes les tribus quoi, j’ai hâte ! c’est fascinant !

 Ok on va faire un truc : si tu avais le pouvoir de claquer des doigts et résoudre 1 problème qui te tiens à coeur sur notre p’tite Planète ce serait quoi ? 

Euh… Je pense que c’est pas vraiment un « problème » mais c’est un truc qui me touche aussi et qui m’énerve, c’est le jugement. 
C’est pas un problème, mais on a tendance à se comparer beaucoup aux autres et notre égo… donc peut-être que si je pouvais claquer des doigts, j’enlèverais l’égo et peut-être qu’on serait un peu plus en mode « on se soutient ». 

Mais d’un autre côté la terre a besoin de modèles pour évoluer… c’est à double tranchant ahah, c’est une question compliquée ^^

Comment on fait pour adopter une graine d’amour qui attend son tour ? 

C’est très simple tu peux aller sur mon site internet pour commander des graines 🙂 

Sur ma route en fait je vais planter des petites graines pour réduire mon impact de carbone et préserver ces cultures.
Il y aura 25% qui seront reversées aux civilisations, cultures ; et les 75 autres % serviront à acheter les graines.
Ensuite, une fois que j’aurais planté ces petites graines tu auras un arbre à ton nom quelque part sur la Planète 🙂 

Donc voilà : rendez-vous sur www.efix.fr où t’auras toutes les infos pour adopter ta graine et contribuer à ce beau voyage éco-responsable !

 Merci beaucoup pour toutes ces réponses ! pour finir… comment on fait pour suivre ton avancée dans le monde ?

Alors, pour me suivre c’est très simple, ce sera sur ma chaine YouTube où j’vais poster des Vlogs une fois par mois (dès que j’aurais internet… héhé) et ensuite sur Instagram, où je vais poster quelques street art, et ensuite sur Facebook ! 🙂


Et parce qu’on est hyper gentils, on vous met tout les liens pour vous abonner et suivre tout ça de prêt 😉 

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